1. Quand partir : l'essentiel en dix lignes
Le Pérou est dans l'hémisphère sud. L'été austral va de décembre à mars, l'hiver de juin à septembre.
Conséquence pour un voyageur français : les vacances de juillet et août correspondent à l'hiver péruvien, qui est la meilleure saison en montagne et la pire à Lima.
- Sierra (Andes) : saison sèche de mai à septembre, ciel dégagé, nuits froides voire gelées. Saison des pluies de décembre à mars, pic en janvier et février.
- Costa : été chaud et ensoleillé de décembre à avril. Hiver gris et humide de juin à octobre, sous la garúa. Presque aucune pluie toute l'année.
- Selva (Amazonie) : chaud et humide en permanence. Hautes eaux de décembre à mai, navigation dans la forêt inondée. Basses eaux de juin à novembre, meilleures randonnées et faune concentrée sur les berges.
Les meilleurs compromis : avril-mai et septembre-octobre. Paysages encore verts, pluies résiduelles, affluence et tarifs modérés, climat presque identique à juillet dans les Andes.
2. Le climat, ville par ville
Températures moyennes en degrés, précipitations en millimètres par mois. Sources SENAMHI et références climatiques croisées.
| Ville | Altitude | Mois le plus chaud | Mois le plus froid | Saison des pluies | Pluie annuelle |
|---|---|---|---|---|---|
| Lima | 123 m | février, 27 / 21 | août, 17,5 / 14,6 | aucune | moins de 50 mm |
| Cusco | 3 399 m | octobre, 22 / 7 | juillet, 20 / 1 | décembre à mars | environ 805 mm |
| Puno | 3 825 m | novembre, 17,7 / 4,7 | juillet, 14,9 / -0,8 | décembre à mars | environ 600 mm |
| Arequipa | 2 328 m | avril, 24,7 / 7,1 | juillet, 21,7 / 5,2 | janvier à mars | 94,6 mm |
| Ica / Nazca | 406 m | mars, 33,4 / 17,8 | juillet, 25,2 / 10,3 | aucune | 10,1 mm |
| Puerto Maldonado | 183 m | septembre, 32 / 18,8 | juillet, 29,6 / 16,8 | novembre à avril | environ 2 167 mm |
| Iquitos | 104 m | septembre, 32,1 / 21,4 | juin, 30,4 / 21,3 | aucun mois sec | environ 2 878 mm |
| Chachapoyas | 2 335 m | novembre, 21,1 / 10,7 | juillet, 19,6 / 8,6 | décembre à avril | environ 792 mm |
| Chiclayo | 27 m | février, 31,4 / 22 | août, 24 / 16,2 | aucune, sauf El Niño | 27 mm |
| Huaraz | 3 052 m | septembre, 24,3 / 6,1 | juillet, 23,4 / 4,3 | décembre à mars | environ 802 mm |
Six repères saisonniers
- La garúa de Lima. De juin à novembre, une couche de stratus produite par l'inversion thermique du courant de Humboldt bloque le soleil. Il ne pleut pas, mais tout est mouillé et l'humidité approche 100 %. Le chiffre parlant : 28 heures de soleil en juillet contre 179 en janvier. Il ne fait pourtant jamais froid, les minimales tournent autour de 15 degrés.
- Le Chemin de l'Inca ferme tout le mois de février, chaque année, pour entretien. Seuls les sentiers ferment : le Machu Picchu et le train fonctionnent normalement. Alternatives non concernées : Salkantay, Lares, Choquequirao, Inca Jungle, Ancascocha.
- Les condors du Colca s'observent au mirador de la Cruz del Cóndor entre 8 h et 10 h du matin, quand les thermiques se lèvent. Meilleure saison : avril à octobre.
- Les friajes. De mai à août, avec un pic en juin-juillet, des incursions d'air froid antarctique remontent jusqu'au sud de l'Amazonie. À Puerto Maldonado, la température peut chuter de plus de 30 degrés à 19 ou 20 degrés pendant deux à cinq jours. Emportez une polaire en Amazonie l'hiver : cela paraît absurde, cela ne l'est pas.
- Trek en Cordillère Blanche autour de Huaraz : mai à septembre, optimum juin-août. De janvier à mars, la haute montagne est impraticable.
- Le survol des lignes de Nazca est sensible aux vents thermiques. Privilégier les vols avant 10 h : l'après-midi, turbulences et annulations sont fréquentes.
3. L'altitude, le vrai sujet du voyage
| Lieu | Altitude |
|---|---|
| Aguas Calientes | 2 040 m |
| Arequipa | 2 328 m |
| Machu Picchu (la citadelle) | 2 430 m |
| Ollantaytambo | 2 792 m |
| Urubamba | 2 870 m |
| Cusco | 3 399 m |
| Chivay (Colca) | 3 635 m |
| Puno / Titicaca | 3 812 m |
| Col de La Raya (Cusco-Puno) | 4 338 m |
| Mirador de Patapampa (route du Colca) | environ 4 900 m |
| Vinicunca, montagne arc-en-ciel | environ 5 200 m |
Le point que presque tout le monde ignore : le Machu Picchu est à mille mètres en dessous de Cusco. Beaucoup de voyageurs redoutent le site alors que le problème est la ville de départ. De même, la route Arequipa-Colca franchit un col à près de 4 900 mètres pour une destination à 3 635, ce qui explique les malaises en cours de trajet.
Le soroche
Le mal aigu des montagnes touche environ une personne sur quatre dormant au-dessus de 2 450 mètres. Il apparaît deux à douze heures après l'arrivée. Le symptôme cardinal est le mal de tête, associé à perte d'appétit, vertiges, fatigue, nausées. Il régresse en un à deux jours si l'on ne monte pas plus haut.
Deux formes graves existent, rares mais urgentes. L'œdème cérébral, signalé par une confusion ou une démarche titubante. L'œdème pulmonaire, signalé par un essoufflement au repos. Dans les deux cas, une seule réponse : redescendre.
Les règles d'ascension recommandées par les autorités médicales : ne pas passer de moins de 1 200 mètres à plus de 2 750 en une journée, ne pas augmenter l'altitude de sommeil de plus de 400 à 500 mètres par nuit au-dessus de 3 000, ajouter une journée d'acclimatation par 1 000 mètres gagnés.
Le vol Lima-Cusco viole toutes ces règles : 3 400 mètres gagnés en une heure et demie.
Notre parade, systématique : dormir d'abord une à deux nuits dans la Vallée Sacrée, à Urubamba ou Ollantaytambo, entre 2 790 et 2 870 mètres, avant de remonter dormir à Cusco. Ou entrer par Arequipa, puis le Colca, puis Puno, ce qui donne un profil d'acclimatation progressif.
À faire les deux premiers jours : pas d'effort intense, hydratation abondante, repas légers, pas d'alcool ni de somnifères.
L'acétazolamide (Diamox) est efficace en prévention, à 125 mg deux fois par jour, à débuter la veille de la montée. C'est un médicament sur ordonnance en France : il relève d'une consultation de médecine des voyages, pas de l'automédication.
Consultez un médecin avant le départ si vous avez une maladie coronarienne, une pathologie pulmonaire chronique, une apnée du sommeil sévère ou une drépanocytose. La haute altitude est contre-indiquée en cas d'insuffisance cardiaque décompensée, d'angor instable, d'infarctus ou d'AVC de moins de trois mois, de BPCO sévère ou d'épilepsie mal contrôlée.
La feuille de coca
Le mate de coca et la mastication sont légaux, culturels et proposés partout dans les hôtels andins. Précision honnête : aucune preuve clinique solide n'établit qu'ils préviennent le mal d'altitude. C'est un usage culturel et un réconfort, pas un traitement.
La feuille de coca est inscrite au tableau des stupéfiants de la Convention de 1961. En droit français comme dans toute l'Union européenne, la détention et l'importation sont pénalement répréhensibles, y compris pour des feuilles séchées, des sachets de mate ou des bonbons. Ne repartez jamais avec le sachet offert par un hôtel, même en transit par Madrid ou Amsterdam.
4. Formalités
Passeport valable au moins six mois à compter de la date d'arrivée. Règle appliquée strictement, sans dérogation. La carte d'identité ne suffit pas.
Pas de visa pour un séjour touristique de moins de trois mois.
Durée accordée : de 1 à 90 jours maximum sur 183 jours. Le nombre de jours est décidé par l'agent d'immigration à l'arrivée et n'est pas systématiquement de 90. Vérifiez immédiatement ce qui vous a été accordé.
La carte andine de migration est entièrement dématérialisée. Plus de formulaire papier. Elle se consulte et se télécharge en ligne sur le site de Migraciones : c'est le seul moyen de connaître le nombre exact de jours obtenus. Elle sert aussi à obtenir l'exonération de la TVA de 18 % sur les nuitées d'hôtel, réservée aux non-résidents de moins de 60 jours. Vérifiez que vos factures d'hôtel sont bien émises hors taxe.
Entrées et sorties terrestres (Bolivie, Chili, Équateur) : passage obligatoire par un poste frontière officiel, avec tampon physique sur le passeport.
Mineurs : passeport individuel, et autorisation de sortie du territoire français (Cerfa 1564601) si l'enfant ne voyage pas avec ses deux parents. Attention aux familles franco-péruviennes : un mineur de nationalité péruvienne voyageant avec un seul parent doit disposer d'une autorisation notariée du parent absent.
Assurance
Non obligatoire à l'entrée, mais indispensable. Trois points à vérifier dans votre contrat :
- Rapatriement sanitaire. Une évacuation depuis un lodge amazonien ou un trek se chiffre en dizaines de milliers d'euros.
- Couverture explicite de l'altitude. Beaucoup de contrats excluent la randonnée au-dessus de 3 000, 3 500 ou 4 000 mètres, ce qui exclurait de fait Cusco, le Titicaca, le Colca et tous les treks.
- Couverture des activités : trek, rafting, VTT, sandboard, survol de Nazca.
Les garanties de cartes bancaires plafonnent généralement les frais médicaux à 11 000 euros. C'est insuffisant.
Sécurité
Le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères déconseille formellement le VRAEM (vallée des fleuves Apurímac, Ene et Mantaro) et la zone amazonienne frontalière de la Colombie, le long du Putumayo. Aucun circuit classique n'y passe. Sont déconseillés sauf raison impérative Abancay et la région de Huánuco. Vigilance renforcée dans le centre historique de Lima après la tombée de la nuit, au Callao et sur les plages de la capitale.
Le premier facteur de perturbation d'un circuit au Pérou n'est pas la météo, ce sont les blocages de routes liés à des conflits sociaux. Ils peuvent immobiliser la ligne Cusco-Puno ou l'accès à Ollantaytambo plusieurs jours. Nous prévoyons systématiquement des itinéraires de repli.
Inscrivez-vous sur le fil d'Ariane du MEAE avant le départ. Ambassade de France à Lima : +51 1 701 69 09.
5. Santé
Aucun vaccin obligatoire pour entrer au Pérou depuis la France.
Recommandés systématiquement : calendrier vaccinal à jour, et hépatite A, au moins quinze jours avant le départ.
Fièvre jaune : vivement recommandée pour l'Amazonie uniquement, à faire au moins dix jours avant, en centre de vaccination agréé. Zones concernées : Loreto, Ucayali, Madre de Dios, la majeure partie de San Martín, et des parties de Puno, Cusco, Junín, Pasco, Huánuco, Piura, Amazonas et Cajamarca sous 2 300 mètres. Elle n'est pas recommandée pour Lima, la côte, Cusco, le Machu Picchu ni la Vallée Sacrée. Un circuit Lima, Cusco, Machu Picchu, Titicaca, Arequipa ne la nécessite pas ; ajouter Tambopata, le Manu ou Iquitos, si.
Paludisme : risque sur le versant oriental des Andes sous 2 000 à 2 500 mètres et en Amazonie. Aucun risque à Lima, sur la côte centre et sud, à Cusco, au Machu Picchu, dans la Vallée Sacrée, à Puno ni à Arequipa. La priorité est la protection anti-moustiques.
Dengue : arbovirose la plus fréquente au Pérou, avec des épidémies annuelles pendant l'été austral, de décembre à avril, y compris à Lima. Nulle en altitude. Protection de jour comme de nuit. En cas de fièvre, ne prenez ni aspirine ni ibuprofène.
Eau et alimentation : ne jamais boire l'eau du robinet, même à Lima. Attention aux glaçons et aux crudités. Le ceviche se mange le midi, dans une cevichería sérieuse : elle ne sert que le poisson du jour et ferme l'après-midi. Une cevichería ouverte le soir doit vous inquiéter.
Le MEAE recommande de s'abstenir totalement. Nous n'en organisons pas et n'orientons vers aucun centre.
Trousse : paracétamol (pas d'aspirine ni d'ibuprofène), lopéramide, soluté de réhydratation, antinauséeux, antiseptique, pansements pour ampoules, crème solaire indice 50+, stick à lèvres UV, lunettes catégorie 3 ou 4, répulsif fort pour l'Amazonie. Médicaments dans leur emballage d'origine, avec l'ordonnance, en bagage cabine.
Soins : le privé de Lima est correct et coûteux. Cusco dispose de cliniques acceptables pour les soins courants et le soroche, mais toute urgence grave impose une évacuation sur Lima. Réflexe : appeler d'abord la plateforme d'assistance de votre assurance.
Décalage horaire : UTC-5 toute l'année. Six heures de moins qu'en France l'hiver, sept l'été. Le décalage se fait vers l'ouest, mieux toléré ; le jet lag est en général plus dur au retour. Ne jamais enchaîner vol long-courrier et vol Lima-Cusco le même jour.
6. Argent
Monnaie : le sol (PEN, symbole S/). Environ 3,9 soles pour 1 euro à l'été 2026. Repère : 10 soles valent à peu près 2,55 euros.
Le dollar circule pour les gros paiements. Emportez des billets neufs et non déchirés : les billets abîmés sont systématiquement refusés au Pérou. L'euro se change moins bien.
Changez dans les casas de cambio officielles, jamais dans la rue. Vérifiez les billets de 100 et 200 soles : les faux existent.
Visa et Mastercard sont largement acceptées en zone touristique, American Express beaucoup moins. Le liquide reste indispensable pour les marchés, taxis, entrées de sites, pourboires et communautés.
Distributeurs : commission locale de 15 à 30 soles par retrait, en plus des frais de votre banque. Retirez de grosses sommes à la fois. Refusez toujours la conversion en euros proposée à l'écran : choisissez soles, sinon vous perdez 3 à 6 %. Évitez le réseau GlobalNet, le plus cher. Privilégiez les distributeurs à l'intérieur des agences, aux heures ouvrables.
Pourboires
| Situation | Usage |
|---|---|
| Restaurant de gamme moyenne ou supérieure | 10 à 15 %, en vérifiant si le servicio est déjà inclus |
| Menu du jour, café | 1 à 3 soles |
| Guide, à la journée | 20 à 40 soles par personne |
| Chauffeur | 10 à 20 soles par jour |
| Porteur d'hôtel | 2 à 5 soles par bagage |
| Femme de chambre | environ 5 soles par jour |
| Taxi | pas d'usage, on arrondit |
Cas des treks. C'est là que la question est la plus sensible : porteurs, cuisiniers et muletiers sont mal rémunérés et le pourboire est une composante attendue du budget. Sur un Chemin de l'Inca ou un Salkantay de quatre jours, comptez environ 80 à 150 soles par trekkeur pour l'équipe de porteurs, 80 à 120 pour le cuisinier, 100 à 200 pour le guide, remis collectivement le dernier soir, en espèces et en soles. Nous vous l'annonçons avant le départ.
Quelques prix
Menu du jour à Cusco, 8 à 15 soles, soit environ 2 euros. Dîner correct, environ 16 euros. Bière locale, 2 euros. Bouteille d'eau, 60 centimes.
Ce ne sont pas ces postes qui font le budget. Ce sont les entrées : Machu Picchu, adulte étranger, 163 soles, soit environ 42 euros, surtaxe SERNANP de 11 soles comprise depuis le 1er mai 2026 (avec Huayna Picchu ou Montaña Machu Picchu : 211 soles, environ 54 euros) ; bus Consettur d'Aguas Calientes à la citadelle, 24 dollars aller-retour ; train Ollantaytambo, Aguas Calientes, de 60 à 120 dollars l'aller-retour en classe standard, bien davantage en Vistadome Observatory ou Hiram Bingham ; trek Chemin de l'Inca de quatre jours en agence agréée, couramment 700 à 1 000 dollars par personne.
7. Se déplacer
Depuis la France. Vol direct Paris-Lima par Air France, environ 12 h 30. Avec escale, 15 à 24 heures, via Madrid, Amsterdam, Bogota, Panama, São Paulo ou Toronto.
Aéroport de Lima. Le nouveau terminal Jorge Chávez a ouvert le 1er juin 2025. L'accès routier reste difficile, la signalétique insuffisante, et il n'existe aucun transport public direct : la ligne 2 du métro n'est pas attendue avant 2027. Prévoir large, et au minimum 3 heures de correspondance entre un vol international et un vol intérieur.
Vols intérieurs. LATAM Perú a le réseau le plus dense et le plus fiable, devant Sky, JetSMART et Star Perú. Attention : les compagnies low cost vendent un tarif sans bagage en soute et souvent sans bagage cabine. Privilégiez les vols du matin pour Cusco, la météo se dégradant l'après-midi dans la vallée.
Trains pour le Machu Picchu. Deux compagnies seulement, PeruRail et Inca Rail. Gare de départ à recommander : Ollantaytambo, opérationnelle toute l'année, 1 h 30 à 1 h 45 de trajet, et qui impose de dormir en Vallée Sacrée, ce qui est excellent pour l'acclimatation. Contrainte souvent oubliée : la franchise bagages des trains est de 5 à 8 kilos par personne, avec des dimensions limitées. Préparez un petit sac pour la nuit et laissez la valise en consigne à l'hôtel, c'est gratuit.
Ordre de réservation à respecter absolument : d'abord le billet Machu Picchu avec son créneau horaire, ensuite le train compatible avec ce créneau, enfin le bus. L'inverse produit des horaires incompatibles.
Le billet Machu Picchu en 2026. On n'achète plus « une entrée » mais une entrée attachée à un parcours précis et un créneau horaire, nominative, incessible, avec passeport original obligatoire et sens de circulation unique. Trois circuits et dix rutas. Le circuit 2, dit classique, est le plus complet pour une première visite. Quotas : 4 500 visiteurs par jour, 5 600 du 19 juin au 2 novembre et à quelques dates de forte affluence. Sous-quotas serrés pour les ascensions : environ 350 places par jour pour Huayna Picchu, 400 pour Montaña Machu Picchu. Vente sur la plateforme officielle unique du ministère de la Culture. Réservez quatre mois à l'avance en haute saison, cinq à six mois pour Huayna Picchu.
Chemin de l'Inca. Quota de 500 personnes par jour guides et porteurs compris, soit environ 200 places réelles de trekkeurs. Accès uniquement par agence agréée, permis nominatifs non remboursables et non transférables, mise en vente des permis de l'année suivante en octobre. Réservez six mois à l'avance en haute saison. Fermé tout février.
Bus longue distance. Bon niveau sur les grands axes avec Cruz del Sur, Oltursa, Móvil Tours, Tepsa, Civa. Prenez toujours la classe cama sur les trajets de nuit. Entre Cusco et Puno, le bus touristique avec arrêts à Andahuaylillas, Raqchi, La Raya et Pukará est bien plus intéressant que le bus direct.
Taxis. Uber, Cabify, DiDi et InDrive fonctionnent au Pérou : c'est la solution à privilégier, surtout la nuit. Les taxis péruviens n'ont pas de compteur : si vous en hélez un, négociez avant de monter.
8. Bagages et divers
Le principe : la superposition. Un même circuit peut vous faire passer de 32 degrés à Ica à moins un la nuit à Puno en trois jours. L'amplitude thermique quotidienne en altitude atteint couramment 18 à 20 degrés.
À emporter impérativement
- Trois couches : sous-couche respirante, polaire ou doudoune légère compressible, veste imperméable coupe-vent
- Chapeau à large bord, lunettes catégorie 3 ou 4, crème solaire 50+, stick à lèvres UV. Le rayonnement à 3 400 mètres est bien plus intense qu'en France, y compris par temps couvert
- Bonnet et gants légers pour les nuits andines et les levers de soleil au Colca, au Titicaca et à Vinicunca
- Chaussures de marche montantes déjà rodées, plus une paire légère pour la ville
- Poncho de pluie de novembre à avril
- Polaire et coupe-vent même pour l'Amazonie de mai à août, à cause des friajes
- Maillot de bain pour les bains thermaux de Chivay et d'Aguas Calientes
- Petit sac à dos de jour, gourde, lampe frontale, adaptateur, batterie externe
Électricité : 220 volts, 60 Hz, prises de type A, B et C. Beaucoup de prises murales sont hybrides et acceptent la fiche française, mais pas toutes et jamais avec la terre. Emportez un adaptateur universel.
Connexion : opérateurs Claro, Movistar, Entel, Bitel. Claro couvre le mieux la province. L'activation d'une carte SIM prépayée exige le passeport original, c'est une obligation légale péruvienne. L'eSIM, activée avant le départ, évite cette formalité. Le wifi est répandu dans les hôtels et restaurants, mais absent sur la plupart des treks, dans les lodges amazoniens et sur les îles du Titicaca. Téléchargez vos cartes hors ligne.
Quelques mots de quechua ne vous serviront à rien pratiquement, et changeront tout dans l'accueil que vous recevrez : allillanchu pour bonjour, sulpayki ou añay pour merci, ari et manan pour oui et non, tupananchiskama pour au revoir. Et vous saurez lire les noms : wayna jeune, machu vieux, picchu sommet, inti soleil, punku porte, donc Intipunku, la Porte du Soleil.
Tenue : le Pérou est plutôt conservateur hors des quartiers cosmopolites de Lima. Tenue correcte dans les églises et les villages andins.
Ce qu'on ne rapporte pas
- Objets archéologiques, textiles anciens, fossiles. L'exportation de biens culturels est pénalement réprimée. Un tissage ancien acheté sur un marché peut être qualifié de bien culturel. Pour une reproduction, exigez à l'achat le certificat de bien n'appartenant pas au patrimoine culturel délivré par le ministère de la Culture ; les boutiques sérieuses le fournissent d'office. Sans lui, la pièce peut être saisie à l'aéroport de Lima.
- Feuille de coca sous toutes ses formes.
- Végétaux, graines et fruits frais, interdits d'entrée dans l'Union européenne sans certificat phytosanitaire délivré avant le départ, et cela dès le premier spécimen. Cela vise les graines de quinoa ou de maïs destinées à la plantation, les plants, les cactus, les orchidées. Les produits transformés et emballés, quinoa alimentaire, café, cacao, chocolat, ne sont pas concernés.
- Viande, charcuterie et produits laitiers, interdits d'entrée dans l'UE pour les particuliers.
- Espèces protégées : peaux, plumes, coraux, dents et griffes de félins. En revanche la laine d'alpaga et de vigogne est parfaitement légale : pour une pièce en vigogne, conservez la facture et le label d'origine.
Franchise douanière à l'entrée en France : 430 euros de marchandises par adulte en transport aérien, 1 litre d'alcool de plus de 22 degrés (le pisco titre 38 à 48 degrés), 200 cigarettes. Toute somme égale ou supérieure à 10 000 euros doit être déclarée.