Accueil Carnet de route Le Pérou en quelques mots

Le Pérou en quelques mots

Un pays de la taille de deux France et demie, trois mondes empilés du désert au bassin amazonien en passant par des sommets de plus de six mille mètres, cinq mille ans d'histoire urbaine continue, quarante-huit langues vivantes, et la cuisine la plus décorée d'Amérique latine.

La carte d'identité

Nom officielRépublique du Pérou · República del Perú
CapitaleLima, plus de 10,1 millions d'habitants avec le Callao, soit près de 30 % de la population du pays
Population34 157 732 habitants (premiers résultats du recensement national 2025, INEI)
Superficie1 285 215 km², soit environ 2,3 fois la France métropolitaine. Densité d'environ 26 habitants au km²
Langues officiellesLe castillan partout. Le quechua, l'aymara et les autres langues indigènes le sont dans les zones où elles prédominent (article 48 de la Constitution)
Langues vivantes48 langues indigènes recensées, réparties en 19 familles : 4 andines et 44 amazoniennes. 35 langues sont éteintes, 7 en danger critique
MonnaieLe sol, code PEN, symbole S/. Environ 3,9 soles pour 1 euro à l'été 2026
Fuseau horaireUTC-5 toute l'année, sans changement d'heure. 6 h de moins qu'en France en hiver, 7 h en été
Découpage24 départements plus la province constitutionnelle du Callao, puis provinces et districts
ReligionCatholicisme majoritaire, fortement syncrétique, et progression évangélique marquée. Le recensement 2025 n'a pas posé la question ; les dernières données censitaires (2017) donnaient 76 % de catholiques et 14,1 % d'évangéliques
Espérance de vieEnviron 78 ans
UrbanisationEnviron 80 % de population urbaine
Fête nationale28 juillet, proclamation de l'indépendance par José de San Martín en 1821. Les Fiestas Patrias durent deux jours, les 28 et 29
Indicatif téléphonique+51
Électricité220 volts, 60 Hz, prises de type A, B et C

Trois pays en un

Le Pérou se lit toujours en trois bandes parallèles, du Pacifique à l'Amazonie.

La Costa, environ 11 % du territoire. Un désert de deux mille kilomètres de long, refroidi par le courant de Humboldt, traversé par une cinquantaine de fleuves qui y créent autant d'oasis. C'est là que vit la majorité des Péruviens et que se trouve Lima.

La Sierra, environ 28 % du territoire. La cordillère des Andes, qui culmine au Huascarán à 6 768 mètres. Cusco est à 3 399 mètres, le lac Titicaca à 3 812. C'est le monde quechua et aymara.

La Selva, environ 60 % du territoire et une fraction minuscule de la population. Forêts de nuages entre 800 et 3 500 mètres, puis plaine amazonienne. Cinquante et un des cinquante-cinq peuples indigènes du pays y vivent.

Cette verticalité produit une chose rare : le Pérou détient 28 des 32 climats répertoriés dans le monde selon la classification communément citée, et fait partie des pays mégadivers.

Qui sont les Péruviens

Au recensement de 2025, sur la population recensée : 61,8 % se déclarent metizos, 17,2 % quechuas, 9 % blancs, 6 % afro-péruviens, 2 % aymaras, 1,6 % natifs d'Amazonie. Au total, 8 760 093 personnes, soit 26,8 %, se déclarent indigènes ou afro-péruviennes.

Trois précisions indispensables.

S'ajoutent des communautés issues de l'immigration qui ont façonné le pays : environ 200 000 Nikkei d'origine japonaise, arrivés à partir de 1899, plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions de Péruviens d'ascendance chinoise selon la définition retenue, des Italiens, et les colons austro-allemands de Pozuzo et Oxapampa arrivés en 1859.

Cinq mille ans en dix lignes

Ce qui se mange

Le Pérou aligne trois cuisines et deux fusions.

Trois cuisines : côtière, née du poisson du Humboldt et du limón de Piura, avec le ceviche, la causa, le tiradito ; andine, cuisine de conservation et d'altitude, avec le chuño, la pachamanca, le cuy, la papa sous plus de trois mille formes ; amazonienne, la moins connue, avec le juane, le tacacho, la patarashca et le paiche.

Deux fusions : le chifa, sino-péruvien, environ vingt-cinq mille établissements dans le pays selon les estimations, avec l'arroz chaufa et le lomo saltado ; le nikkei, japonais-péruvien, dont le restaurant Maido de Mitsuharu Tsumura a été élu meilleur restaurant du monde en juin 2025.

Trois produits qui expliquent le reste : la papa, née près du Titicaca il y a environ huit mille ans, avec plus de 3 000 variétés natives au Pérou ; l'ají, dont le Pérou cultive les cinq espèces domestiquées du monde ; le limón sutil, qui est une lime verte et non un citron jaune.

Le pisco, eau-de-vie de raisin non vieillie en bois, est produit dans huit vallées de la côte sud.

Ce qui se boit, se danse, se célèbre

La chicha de jora, bière de maïs andine, servie dans les picanterías. Le pisco sour. L'Inca Kola, soda jaune fluo au goût de verveine citronnée, qui a fait plier Coca-Cola au point que la marque a fini par en racheter une partie.

Le huayno dans les Andes, le vals criollo et la marinera sur la côte, le festejo et le landó afro-péruviens portés par le cajón, la cumbia amazónica en selva.

Trois grandes fêtes : la Candelaria de Puno en février, patrimoine immatériel de l'humanité, avec quelque 40 000 danseurs ; l'Inti Raymi à Cusco le 24 juin, reconstitution créée en 1944 ; le Señor de los Milagros à Lima en octobre, plus grande procession d'Amérique du Sud, née dans une confrérie d'esclaves africains.

Les chiffres qui situent

Ce qu'il faut savoir avant d'y aller

Notre guide « Préparer son voyage » détaille tout cela.

Sources principales : INEI (Censos Nacionales 2025), Constitution péruvienne, BCRP, Ministerio de Cultura et BDPI, UNESCO, MIDAGRI, Mincetur, FAO, ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.
Préparer son voyage Voir le carnet de route