Amarumayo, « la rivière du grand serpent » en quechua : le fleuve immense et sinueux qui s'enfonce dans la forêt, aux confins que les Incas considéraient comme le bord du monde connu.
Habitée depuis au moins 3 000 ans par des peuples forestiers, la région, notamment les Harakbut, ne laisse pas de grandes structures de pierre : son patrimoine se transmet par la langue et le savoir botanique. Les Incas y voyaient l'Antisuyu, la frange orientale de leur monde, entretenant des échanges commerciaux (plumes, coca, plantes) sans jamais la contrôler. Le boom du caoutchouc (1880-1920) puis la ruée vers l'or depuis les années 1980 ont profondément marqué son histoire récente ; Puerto Maldonado est fondée en 1902.
Plus grand département du Pérou (85 301 km²), Madre de Dios s'étend du piémont andin à la plaine amazonienne basse (150-500 m). Le climat équatorial humide connaît parfois le friaje, vague de froid polaire remontant d'Argentine (8-12 °C en juillet-août). Mai à octobre, saison sèche, est la meilleure fenêtre pour observer la faune.
Patrimoine mondial UNESCO depuis 1987, 1,7 million d'hectares, plus de 1 000 espèces d'oiseaux.
274 690 hectares, colpa de Chuncho (léchée à sel), lac Sandoval et ses loutres géantes.
Unique savane d'Amazonie péruvienne, à la frontière bolivienne.
Madre de Dios abrite au moins sept familles de peuples originaires : Harakbut (langue isolée sans parenté connue), Ese Eja, Matsigenka, Yine, et des peuples en isolement volontaire comme les Mashco-Piro, dont tout contact non sollicité est illicite et proscrit.
Le plus grand poisson d'eau douce du monde (jusqu'à 3 m), grillé, en cecina ou en ceviche amazonien.
Poisson de rivière mariné aux épices locales, cuit en feuille de bijao sur les braises.
Fruits acidulés propres à l'Amazonie, base de jus et de sauces.
4 nuits minimum depuis Puerto Maldonado (Tambopata), 7 à 10 jours pour combiner Tambopata et la zone culturelle du Manu. Vol direct Lima-Puerto Maldonado en 1h30. Aucun risque d'altitude ; fièvre jaune obligatoire.