Au cœur du bassin du fleuve sacré. Le territoire des Shipibo-Konibo, peuple des motifs Kené, jamais soumis aux Incas, organisé le long du fleuve et de la lagune de Yarinacocha.
Occupé depuis au moins 3 000 ans, le bassin de l'Ucayali voit s'épanouir entre le VIIe et le XIVe siècle la culture Cumancaya, dont les céramiques géométriques sont considérées par les Shipibo-Konibo comme l'origine de leur peuple. Jamais conquis par les Incas, qui la considéraient comme l'Antisuyu, un monde à part, la région résiste aussi aux missions franciscaines des XVIIe et XVIIIe siècles avant de connaître, comme Loreto, le boom du caoutchouc qui fonde Pucallpa en 1883.
Deuxième plus grand département du Pérou (102 410 km²), l'Ucayali est une plaine amazonienne quasi plate (80-250 m). La saison sèche (mai à octobre, pic en juillet-août) est la plus favorable ; les friajes, vents froids venus d'Argentine, peuvent faire chuter les températures en quelques jours.
Ancien méandre du fleuve à 7 km de Pucallpa, refuge des dauphins roses et cœur de l'artisanat shipibo.
Site fondateur de la cosmogonie shipibo-konibo, céramiques du VIIe au XIVe siècle.
Communauté vivante, référence pour le textile Kené et la médecine traditionnelle.
Les Shipibo-Konibo (30 000 à 40 000 personnes, 150 communautés) sont la présence indigène la plus visible, avec leur art Kené inscrit au patrimoine culturel immatériel du Pérou. Les Ashaninka occupent la frange occidentale ; certains groupes Amahuaca vivent en isolement volontaire dans la réserve territoriale Murunahua.
Le plus grand poisson d'eau douce du monde, grillé, en ceviche amazonien ou en cecina.
Banane plantain écrasée au saindoux, servie avec du porc fumé.
Les classiques amazoniens, cuits en feuille de bijao.
4 à 5 jours pour une découverte significative, 7 pour une immersion communautaire complète. Vol direct Lima-Pucallpa en 1h15. Plaine amazonienne (148 m), aucun risque d'altitude.